
Burinée par les ans,
Mâtissée par le temps,
L’aube de ma sagesse
Se flétrie, telle peau de chagrin
Sur l’humble parchemin
D’une vie de rudesse.
Et pourtant j’ai aimé,
J ’ai ri, j’ai dansé,
Mais aujourd’hui j’attends
Mes petits enfants !
Et puis viendra le rivage,
où je serais sans âge,
où j'embarquerais,
pour aimer à jamais !